18 février 2008

Notre grande campagne

se poursuit....malgré la trahison des "élites"

Edito

Un immense chantier

Pas besoin de faire un dessin : la bataille contre le traité de Lisbonne a été perdue. En France  tout du moins. Les ''élites " démocratiques - nos députés et sénateurs - ont préféré voter un texte médiocre, copie conforme en de nombreux points de la pseudo-constitution Giscard, plutôt que de prendre le risque d'un autre grand débat public sur l'orientation de la construction européenne.

Devant l'histoire, ils ont eu tort. Les empires qui se construisent contre les peuples, au dessus des peuples, sans que les peuples soient associés ou consultés, finissent tragiquement. Sur le fond, nous n'avons aucun doute : le progrès n'est pas du côté de nos adversaires qui continuent à croire que l'Europe qu'ils "construisent" est à la fois une espérance (quasi religieuse) et un bel horizon. Ce sera tout le contraire si elle continue dans cette voie. La fin de l'indépendance des nations - et donc de la souveraineté des peuples - ne créera pas de dynamique de résistance aux lois du marché et au libéralisme dont nos dirigeants assistent impuissants aux déferlements quotidiens. A l'impuissance économique s'ajoutera l'impuissance géopolitique et l'alignement dont on peut déjà mesurer les ravages.

Pour la mouvance nationale, cette défaite doit constituer un électrochoc. Certes, nous pourrons toujours nous abriter derrière les " logiques médiatiques " qui ont préféré évoquer les affaires de coeur du président du Sarkoland aux questions de fond sur l'Europe et les nations. Certes, nous pourrons nous lamenter longtemps sur notre incapacité à mobiliser plus de quelques centaines de personnes lors de manifestations contre ce fameux traité de Lisbonne.

Mais, il faut nous en prendre aussi à nous même. Depuis des décennies, les mouvements que la presse qualifie de '' souverainistes '' sont incapables de définir des stratégies communes. Chacun se réfugie dans sa chapelle tout en appelant à l'unité d'action. Chacun espère surtout que l'autre disparaîtra pour prendre sa place et occuper un espace politique qui est déjà tellement étroit, du fait même des querelles permanentes.

Si nous disions : "il faut en finir avec ces batailles sans fondement", nous ne serions pas entendus, ni écoutés. De quelle légitimité dispose le groupe de Lanationfrancaise.net pour porter un jugement et pour espérer un rassemblement qui n'a jamais pu se produire dans le passé ?

En bien justement. Parce que nous ne sommes inféodés à aucun parti, parce que l'intérêt national prime sur tous les autres engagements politiques, parce que l'esprit de la Résistance doit s'incarner à nouveau : il est temps que se lève une génération nouvelle de dirigeants de la mouvance nationale qui accepte le compromis national et s'engage dans une voie nouvelle.

Après l'échec (ne l'oublions pas !) de la campagne contre le traité de Lisbonne : plus que jamais, des assises de la mouvance nationale sont nécessaires, urgentes, indispensables.

Le comité directeur de Lanationfrancaise.net

---------------------------------------------------------------------

La référence à la Résistance

Nous relayons ici l'appel du Comité Valmy.

10 Juillet 1940 - 4 et 6 février 2008 - Ces dates désormais unies symbolisent ce qu’il y a de plus sombre dans l’histoire de la France, en matière de trahison nationale volontaire et de capitulation.

Renoncement à la République et à l’indépendance nationale, viol de la souveraineté populaire : dans cette haute trahison, Sarkozy, Hollande, Bayrou et les parlementaires félons, qui de manière active ou passive, ont permis la ratification scélérate du traité de Lisbonne, ont rejoint dans l’indignité leurs prédécesseurs de triste mémoire.

Si la légalité de cette ratification n’est pas manifeste, son illégitimité est certaine, évidente puisque le 29 mai 2005 le peuple souverain a dit non au renoncement national et républicain, à l’abandon de la démocratie et de la liberté

Ne pouvant accepter que soit aliéné son droit imprescriptible à disposer de lui-même, le peuple de France ne peut que prendre acte d’une telle forfaiture et doit dès lors considérer ce traité comme nul et non avenu.

Dès maintenant, les citoyens ont le pouvoir de sanctionner les adversaires de la souveraineté populaire, partisans d’une France vassalisée, en refusant de voter pour eux, dans chacune des élections où ces professionnels de la politique sans principe auront l’impudeur de se présenter. Une bataille a été perdue.

Le combat de la Résistance continue. Pour le rétablissement de la démocratie, de la République, de la souveraineté populaire, de l’indépendance nationale mais aussi pour le progrès social, contre l’Europefédérale et néo-libérale de la concurrence libre et non faussée.

C’est un combat d’autodéfense indépendantiste qui est maintenant imposé à notre peuple, dont la souveraineté est mise en cause, depuis des décennies, par les agents apatrides, d’une Europe supranationale et atlantiste, de plus en plus totalitaire.

Cette lutte qui sera difficile et longue, ne se conçoit pas autrement que dans la solidarité avec le combat des autres peuples du monde, eux-aussi opprimés.

 Organisons ensemble l’union du peuple de France dans la Résistance, réactualisons le programme du Conseil National de la Résistance. Nous saurons alors reconquérir notre liberté.

Le Comité Valmy

Lanationfrancaise.net avait décidé de relayer toutes les initiatives visant à lutter contrer ce mauvais « mini traité » que les gouvernements eurocrates veulent imposer aux peuples des nations européennes contre leur gré. Toutes les initiatives, cela signifie tous les appels d’organisations politiques et syndicales de gauche, de droite et – pourquoi pas ! – du centre qui réclament  l’organisation d’un referendum sur cette question fondamentale pour l’avenir de notre pays.

Les Français ne doivent pas se laisser imposer en catimini l’adoption d’un texte présenté comme remanié mais qui continue à s’inscrire dans une perspective libérale, antinationale et fédéraliste.

Les patriotes des deux rives, mais aussi tous les militants qui comprendront en cheminant que le projet européen est marqué depuis l’origine au fer rouge de la domination de l’argent et de l’usure, doivent pouvoir construire, dans la lutte, des convergences politiques qui dépassent les clivages traditionnels. Comme en 2005, ce sont ces forces qui ont permis de faire échec à la pseudo constitution Giscard.

Aujourd’hui, nos réseaux, nos sites internet, les partis et les syndicats, les associations peuvent faire basculer à nouveau l’opinion, contre les certitudes assénées par les grands médias aux ordres. Des sondages (il faut certes s’en méfier…) montrent qu’une majorité (de sondés) serait favorable à l’organisation d’une consultation. Ne laissons pas le débat nous échapper. Il faut imposer le referendum.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

26 janvier 2008

Argumentaire

Sur cette vidéo, dont nous conseillons la diffusion, vous trouverez un certain nombre d'arguments contre le traité de Lisbonne, développée par un des responsables de l'association ATTAC-France.

http://www.dailymotion.com/video/x3z2v5_traite-europeen-012008_politics

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

24 janvier 2008

Electeurs, citoyens, nationaux...

souvenez-vous !

Voici la liste des 77 ''braves" députés qui, le 16 janvier ont refusé que le traité de Lisbonne soit adopté par voie parlementaire, ce qui privera les citoyens de se prononcer sur ce texte qui reprend en grande partie les termes de la pseudo-Constitution Giscard. Il faut diffuser cette liste auprès de tous nos amis. Les 304 autres sont des traitres à la démocratie...et à la nation.

liste des parlementaires qui ont voté contre :


2 députés UMP ont voté contre : MM. Franck Marlin et Jacques Myard.

51 députés PS ont voté contre : MM. Jean Paul Bacquet, Gérard Bapt, Claude Bartolone, Jacques Bascou, Christian Bataille, Thierry Carcenac, Bernard Cazeneuve, Jean Paul Chanteguet, Pierre Cohen, Frédéric Cuvillier, Marc Dolez, Jean Pierre Dufau, Jean Louis Dumont, Jean Paul Dupré, Christian Eckert, Henri Emmanuelli, Laurent Fabius, Mme Martine Faure, MM. Michel Françaix, Jean Claude Fruteau, Jean Glavany, Daniel Goldberg, Christian Hutin, Mme Françoise Imbert, MM. Serge Janquin, Régis Juanico, Mmes Marietta Karamanli, Conchita Lacuey, MM. Jérôme Lambert, Jean Launay, Jean Yves Le Bouillonnec, Mme Catherine Lemorton, MM. Jean Claude Leroy, Serge Letchimy, Jean Mallot, Mme Marie Lou Marcel, MM. Philippe Martin, Jean Michel, Arnaud Montebourg, Alain Néri, Christian Paul, Jean Claude Perez, Philippe Plisson, Mmes Marie Line Reynaud, Chantal Robin Rodrigo, M. Patrick Roy, Mme Odile Saugues, MM. Michel Vauzelle, Michel Vergnier, Alain Vidalies et Jean Michel Villaumé.

21 députés communistes ont voté contre : Mme Marie Hélène Amiable, M. François Asensi, Mmes Huguette Bello, Martine Billard, MM. Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean Pierre Brard, Mme Marie George Buffet, MM. Jean Jacques Candelier, André Chassaigne, Jacques Desallangre, Mme Jacqueline Fraysse, MM. André Gerin, Pierre Gosnat, Maxime Gremetz, Jean Paul Lecoq, Alfred Marie Jeanne, Roland Muzeau, Daniel Paul, Jean Claude Sandrier et Michel Vaxès.

3 députés non-inscrits ont voté contre : Mme Véronique Besse, MM. Nicolas Dupont Aignan et François Xavier Villain.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

13 janvier 2008

Déjà près de 2000 signatures

pour la pétition du Comité Valmy...

Le très sourcilleux et républicain Comité Valmy a lancé une pétition pour la tenue d'un referendum sur le traité de Lisbonne. Elle a déja reccueilli près de 2000 signatures, parmi lesquelles celle de François Vivarais, universitaire et administrateur de notre site lanationfrancaise.net. Toutes les initiatives sont bonnes. Nous ne pouvons que vous inciter, chers internautes, à vous rendre sur le site du comité afin d'y signer le texte... intitulé :

NON à la Constitution européenne maquillée

"Faire ratifier le nouveau traité européen par les Assemblées, et cela dès le mois de décembre si possible, tel est le projet de Nicolas Sarkozy. Le Président veut aller vite et priver le peuple français du droit élémentaire de décider souverainement de son avenir. Son clan prétend que le vote majoritaire qui l’a élu en mai tient lieu de referendum ! Comme si les électeurs lui avaient donné un blanc-seing sur un texte qui n’était pas, alors, rédigé et donc inconnu ! En fait, les commentateurs politiques doivent reconnaitre que le refus de donner la parole au peuple est motivé par la « prudence », c’est-à-dire la crainte d’un nouveau scrutin de rejet. Une fois suffit, considère l’oligarchie qui accapare le pouvoir et qui est hostile à une France libre
La propagande officielle, relayée par les médias, presque tous aux mains de la finance mondialisée, avance un second argument : cette fois, il ne s’agit plus de constitution. L’accord signé à Lisbonne par les dirigeants des 27 Etats de l’Union européenne ne serait plus qu’un ‘mini traité’, ‘simplifié’ par surcroît (le texte compte 256 pages …), qui ne porterait que sur son organisation administrative. Ses symboles, tels le drapeau étoilé et son hymne, ont disparu. Pour rassurer davantage, on prétend mensongèrement que la référence au «marché libre et non faussé » est passée à la trappe. Cette mise en scène vise à détourner l’attention des citoyens et à semer la confusion : ‘Circulez, il n’y a rien à voir !’.
La vérité est autre. Tous ceux qui refusent la souveraineté populaire et qui avaient encensé le projet de constitution (Giscard d’Estaing, en tête), se déclarent plus que satisfaits du texte élaboré à Lisbonne. Ils ne cachent pas qu’ils y voient une revanche aux Non français et néerlandais de 2005. De leur point de vue, ils ont raison. Tous les traités signés depuis l’Acte unique -Maastricht, Amsterdam et Nice- demeurent la pierre angulaire de la politique économique et anti-sociale de l’Union européenne. Le « marché libre », « la concurrence » à tout va, la réduction du coût du travail et toute l’idéologie néo-libérale restent le fondement du nouveau traité, véritable constitution européenne en contrebande. Tous les peuples d’Europe en font les frais : la pauvreté, la misère même, gagnent chaque année du terrain. L’accord de Lisbonne permettrait, s’il était appliqué, d’accentuer le processus : par une centralisation accrue (un Président de l’Union qui parlerait au nom de tous), et un système de vote majoritaire au sein des instances qui serait imposé aux nations récalcitrantes.

Ainsi, le Pouvoir en France, chaque jour plus autoritaire, voudrait priver les citoyens de leur droit imprescriptible de décider de leur avenir. La souveraineté du peuple, celle de la République, est inaliénable.
La voie parlementaire dans ce cas précis, ne serait qu’un substitut inacceptable visant à contourner l’obligation d’une nouvelle consultation populaire et serait illégitime.

Forces républicaines et progressistes fidèles à la souveraineté populaire et nationale, nous tous Français au delà de nos votes précédents exigeons un débat public et le respect de la volonté populaire. Unissons-nous pour exiger un referendum ! ."

(Pétition basée sur l’Appel du Comité Valmy lancé à Paris le 21.10.2007)


Cette liste des premières signatures souligne que les diverses sensibilités politiques de l’arc républicain peuvent converger sur une démarche de large rassemblement progressiste, pour la démocratie et le droit du peuple de France à maîtriser son avenir .

• Anicet Le Pors, ancien ministre ;
• Amiral Michel Debray, ancien président de l’Institut Charles de Gaulle ;
• Maxime Grémetz, militant communiste, Député de l'Assemblée Nationale ;
• Georges Hage, ancien doyen de l’Assemblée Nationale, Président du PRCF,
• Claude Beaulieu, militant communiste, président du Comité Valmy ;
• André Bellon, Comité Valmy, ancien Député socialiste et ancien président de la Commission des affaires étrangères ;
• Gilles Bachelier, Comité Valmy, Collectif des gaullistes de Gauche ;
• Jean Yves Autexier, MRC, ancien Député, ancien Sénateur ;
• Henri Alleg, ancien directeur d’Alger républicain, militant anticolonialiste ;
• Gilberte Alleg-Salem, militante anticolonialiste ;
• Etienne Chouard, Enseignant ;
• Alexandre Dorna, Comité Valmy, universitaire, professeur Université de Caen ;
• Claude Gaucherand, Contre-amiral ( 2s) républicain ;
• Albert Salon, gaulliste, ancien Ambassadeur de France ;
• Jean Claude Ramos, Comité Valmy, ancien Député socialiste 

... (Mais aussi Bertrand Renouvin, directeur politique du journal Royaliste et quelques centaines d'autres personnes connues ou moins...

---------------------------------------------------------------------------------------------------

Traité européen : réagir tant qu’il en est temps (22 décembre 2007) 

Nous publions ci-dessous un texte du site Gaullisme.fr sur la question du " traité européen " remanié avec l'aimable autorisation de son auteur, Alain Kerhervé.

Le 13 décembre dernier, le traité modificatif européen a été adopté par la conférence inter-gouvernementale réunie à Lisbonne ; par tous les Etats, mais avec certains égards pour les Britanniques et les Polonais. Le 4 février prochain, le Parlement réuni en congrès sera appelé à modifier l’article 88.1 de notre Constitution qui fait expressément référence au traité constitutionnel européen. La ratification par voie parlementaire du traité de Lisbonne interviendrait vers la mi-février. Une photocopie de l’original Le traité de Lisbonne est la copie conforme, présentée sous forme de puzzle pour longues soirées d’hiver, du traité constitutionnel européen rejeté le 29 mai 2005 par 55% des Français. Personne ne le nie, notamment parmi ceux qui l’ont défendu alors. « Je me suis livré au travail de comparaison de la rédaction du nouveau traité de Lisbonne avec la Constitution, sur les “neuf points essentiels” publiés sur mon blog », admet Valéry Giscard d’Estaing. « A ma surprise et, à vrai dire, à ma grande satisfaction, ces neuf points sont repris mot pour mot dans le nouveau projet. Il n’y a pas une virgule qui change ! Simplement il faut bien les chercher puisqu’ils sont dispersés dans les textes auxquels renvoie le nouveau traité, à savoir aux traités de Rome et de Maastricht. La seule différence : le vote à la majorité qualifiée est remis au 1er novembre 2014, alors qu’il aurait, d’après la Constitution, pu entrer en vigueur dès l’aboutissement de la ratification. »

Impossible d’avoir un aveu plus explicite ! Il devient donc évident que la tentative actuelle est bien une revanche fomentée à l’encontre des 16 millions de Français qui ont dit « non » en 2005. Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du général de Gaulle et gaulliste historique, l’a qualifiée pour sa part de « coup d’Etat » et de « viol de la Nation », avant d’appeler à la « résistance ». Par ailleurs, le Non de 2005 ne peut être débité en tranches. C’est l’ensemble qui a été rejeté après un débat de bonne qualité. Il est donc méprisable de discriminer les Non(s), ceux de droite et ceux de gauche, ceux portant sur la structure organisationnelle de l’Europe ou ceux gravant dans le marbre les orientations économiques et sociales. La malhonnêteté de certaines élites politiques atteint aujourd’hui des dimensions insupportables pour tous les démocrates et républicains.

L’élection de Sarkozy n’est pas un mandat impératif, contrairement au vote du 29 mai 2005 L’élection de Nicolas Sarkozy ne l’autorise nullement à faire l’économie de l’exercice de la démocratie entre deux scrutins présidentiels. « La politique, c’était de proposer aux Français qui avaient voté non de négocier un traité simplifié pour débloquer l’Europe et de faire ratifier ce choix par le Parlement, comme je l’avais dit lors de la campagne présidentielle. J’ai été autorisé par le peuple français à faire ratifier le traité simplifié par le Parlement », a cru bon préciser Nicolas Sarkozy le 13 novembre dernier devant le Parlement européen. Cette théorie du mandat prétendument conféré par le suffrage universel est irrecevable et mensongère. Ceux qui défendent cette thèse ne méritent aucunement notre confiance, ni aujourd’hui, ni demain. En votant pour le candidat Sarkozy, les Français ont fait un choix par adhésion pour certains, mais aussi par défaut pour d’autres. Les Français n’ont pas validé tout ce qu’a proposé le candidat UMP pendant la campagne. La logique démocratique aurait dû se traduire par le respect du mandat impératif donné ce 29 mai 2005. La constitution européenne étant rejetée par une majorité de Français, il convenait alors d’en tenir compte et de proposer une autre vision de l’Europe. Pour le moins, comme l’ont clamé clairement les autres candidats à la charge suprême, seul le peuple de France peut défaire ce qu’il a fait.

La logique d’une nouvelle consultation par référendum est donc irréfutable. Aujourd’hui Lisbonne, demain l’Otan, bientôt la Turquie Aujourd’hui, il s’agit du traité européen. Mais demain, au nom du même principe, les princes qui nous gouvernent n’hésiteront pas à utiliser les mêmes fourberies pour atteindre leurs objectifs : la constitution française sera modifiée par la seule voie parlementaire. Mais qu’importe admettent d’avance les plus dociles ! Que restera-t-il en effet de notre Nation, une fois que le rouleau compresseur européen aura défait la souveraineté de la France ? Et demain, au nom du même principe, l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne s’imposera à la France ; Nicolas Sarkozy, reniant ses promesses, propose aujourd’hui de supprimer le référendum obligatoire pour toute nouvelle adhésion. Et demain, au nom du même principe, et avec autant de soumission, la France réintègrera toutes les instances de l’Otan, mettant un terme à quarante ans d’indépendance nationale initiée par le général de Gaulle, jusqu’alors globalement respectée par ses successeurs et avec un incontestable succès dans l’affaire irakienne.

Face au « non » du peuple français, le « oui » bien pâle des parlementaires qui s’apprêtent à trahir ne représente rien et ne pèsera pas bien lourd lorsque la colère, en guise de réaction, grondera. Aujourd’hui, j’ai mal à ma France !

Alain KERHERVÉ Gaullisme.fr

------------------------------------------------------

Protestation à Strasbourg - 12 décembre

Saluons l'attitude d'un certain nombre de parlementaires européens (de droite comme de gauche) qui, le mercredi 12 décembre, jour de la proclamation officielle de la charte des droits fondamentaux de l'Union, ont profité de cette occasion pour réclamer l'application d'un droit tout aussi fondamental : celui des peuples à disposer de leur pouvoir de ratification des traités lorsque ceux-ci menacent ou risquent de menacer leurs intérets légitimes. Autrement dit, la possibilité de s'exprimer par référendum sur le soi-disant ''mini traité de Libonne " qui constitue en fait une copie conforme de la Constitution Giscard rejetée en 2005 par deux peuples fondateurs de la CEE.

Une centaine de députés " souverainistes et d'extrême-droite ", selon l'expression du Monde, auraient déployé des banderoles pour protester contre la ratification du traité en criant " Référendum ! référendum ! ". Des députés communistes arboraient également des T-shirts noirs mentionnant également le mot Référendum et des banderoles mais - devant les " débordements souverainsites ", selon l'expression du journal Le Monde - auraient adopté une attitude plus discrète.

Dans la page où figurait ce petit papier, le Monde publiait une publicité payante et en couleur sur deux colonnes signée par le groupe des Verts au parlement européen vantant au travers de la signature du traité de Lisbonne " un nouveau départ pour l'Europe". La propagande europeiste a un prix.

Retrouver un film (d'assez médiocre qualité) en cliquant sur le lien ci-dessous. Nous n'en garantissons pas l'origine... Mais c'est un document !

http://www.wideo.fr/video/iLyROoaftTg4.html

-----------------------------------------------------

Meeting commun à Paris

  Pierre Lefranc à la tribune du meeting du 2 décembre.

Jean-Pierre Chevènement et le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan ont tenu un premier meeting commun dimanche 2 décembre à Paris à la maison de la Chimie pour demander un référendum sur le nouveau traité européen, ont-ils annoncé vendredi. Parmi les personnalités présentes à cette réunion qui a rassemblé plusieurs centaines d'auditeurs, figuraient également la députée européenne PS Marie-Noëlle Lienemann, l'internaute Etienne Chouard, vedette de la campagne du "Non" à la Constitution européenne sur internet en 2005, Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du général de Gaulle et le président du groupe Indépendance et démocratie au Parlement européen, Jens-Peter Bonde, est également annoncé.
Le meeting était co-organisé par le Mouvement républicain et citoyen, le parti de Jean-Pierre Chevènement, et Debout la République, le mouvement de Nicolas Dupont-Aignan qui a désormais rompu tout lien avec l'UMP.
Dans un communiqué annonçant l'événement, M. Dupont-Aignan avaitinvité les "républicains des deux rives" (gauche et droite) à se manifester pour demander un référendum, reprenant ainsi une expression popularisée par Jean-Pierre Chevènement dans sa campagne présidentielle de 2002.
"Il ne s'agit pas de fusionner", mais "quand l'essentiel est en jeu, il faut travailler ensemble", avait-t-il déclaré à l'AFP. "Puisque la gauche caviar travaille avec la droite libérale" en faveur du traité, "je ne vois pas pourquoi les gaullistes ne travailleraient pas avec les républicains de gauche", avait-il ajouté. Le Groupe de
Lanationfrancaise était présent à cette manifestation. Il avait appelé ses sympathisants internautes à soutenir cette initiative qui devrait être suivie par d'autres réunions en région avant de déboucher sur un grand rassemblement.

Le compte-rendu paru dans le Figaro, le 3 décembre.

Des souverainistes de droite et de gauche se sont retrouvés hier contre le projet de « Constitution européenne bis ».
« Coup d’état », « haute trahison », « viol »… Les partisans d’un référendum sur le projet de « Constitution européenne bis » n’ont pas eu de mots assez durs, hier, contre la décision de Nicolas Sarkozy, conformément à ses engagements de campagne, de faire adopter le nouveau traité européen par la voie parlementaire. Pour l’occasion, Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, Marie-Noëlle Lienemann, député européen socialiste, ou Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du général de Gaulle, se sont retrouvés à la même tribune. À l’unisson, ils ont appelé tous les « républicains » à la « résistance ».
« Nous sommes à la veille d’un coup d’État. On est en train de violer la nation. Nous devons résister pour faire respecter la liberté du peuple », a lancé Pierre Lefranc, faisant allusion au référendum du 29 mai 2005 par lequel 55 % des Français avaient rejeté la Constitution européenne. « Même ceux qui ont été pour le oui doivent se dresser pour demander un référendum », a enchéri Marie-Noëlle Lienemann. « Les forces de gauche », a-t-elle dit, « ne peuvent pas refuser la parole au peuple ».
Devant un millier de personnes, Nicolas Dupont-Aignan a accusé Nicolas Sarkozy d’avoir « déterré et ressuscité la Constitution européenne qu’il avait promis d’enterrer ». Le député (ex-UMP) de l’Essonne, à l’origine de ce rassemblement, a martelé : « Vous devez résister avec nous à cette nouvelle tentation des élites de court-circuiter le peuple (…) Pour ce traité, je le répète scélérat, la préméditation est avérée, entière, transnationale. Elle est cynique et brutale. »
Pour Jean-Pierre Chevènement, le traité de Lisbonne est « un déni de démocratie » qui conduira à « la France diminuée, ligotée, la démocratie garrottée, le monde du travail livré sans défense au capital financier ». « Le vent de révolte se lèvera », veut croire l’ancien ministre de l’Intérieur, qui a calculé qu’environ 363 parlementaires de gauche, MoDem et UMP souverainistes pouvaient « faire obstacle à cette révision ». « Les républicains comptent sur leur courage », a ajouté Jean-Pierre Chevènement qui « se refuse à croire que le PS fera ainsi la courte échelle à Nicolas Sarkozy » et qui rappelle à François Bayrou qu’il « préconisait un référendum, il y a sept mois ». 


Autre réunion : à Belfort. Meeting à l'initiative du MRC mais en présence du socialiste en rupture de ban, Mélenchon, pour dénoncer là encore le pseudo-traité simplifié.

....

Par ailleurs, vous pouvez écrire à vos parlementaires. Retrouvez des modèles de lettres sur le site d'ATTAC. Trouvez les coordonnées de votre député(e), et de votre sénateur (sénatrice) sur le site de l'Assemblée National et sur le site du Sénat.

la vidéo complète sur DAILYMOTION de la manifestation de P.M. Couteau

http://www.dailymotion.com/relevance/search/PAUL+MARIE+COUTEAU+/video/x3aly4_non-a-leurope-federale-et-le-traite-

---------------------------                                      ----------------------------------------

D'autres initiatives 

 Le journal Bastille République Nations (BRN), de Pierre Lévy, qui fit campagne auprès de Jean-Pierre Chevènement et se situe clairement aujourd'hui dans le camp des progressistes attachés à la souveraineté et contre l'Europe libérale a organisé le 6 décembre de 18.30 à 21 h au centre culturel syrien une réunion débat ayant pour thème à la fois les enjeux et dangers du projet du traité de Lisbonne et l'avenir de BRN. "Un invité-surprise" est annoncé ( ce ne sera pas Sarkozy...). 

Pour nous - et nous l'avons déjà écrit à Pierre Lévy à titre individuel pour certains membre de la NF - l'avenir de BRN se situe dans l'émergence d'une presse souverainiste indépendante et respectueuse des idéaux de chacun des courants. Une presse  dont la NF - version internet pour l'heure - veut être le fer de lance. 

Par ailleurs mais dans le même sens   --------------------------------------------------

Des personnalités de gauche, hostiles au pseudo-nouveau-traité (parmi lesquelles Georges Sarre (MRC) et Jean-Luc Mélenchon (PS)) ont pris l'initiative de créer un COMITE NATIONAL pour un REFERENDUM. Voici le premier communiqué de ce nouveau groupe.  

''Un nouveau traité -dit traité de Lisbonne- vient d’être approuvé par les dirigeants européens pour se substituer au projet de Constitution que les Français ont refusé majoritairement par référendum en mai 2005
C’est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher au travers d’un référendum.
Sur un sujet qui a tant d’impact sur la vie quotidienne de chacun, l’organisation de ce nouveau référendum est une question démocratique majeure pour notre pays et nos valeurs républicaines. C’est aussi une exigence pour la construction européenne, qui ne saurait s’affranchir de l’adhésion des peuples et doit être fondée sur la souveraineté populaire.
Le Président de la République sera contraint d’organiser ce référendum, s’il n’obtient pas début 2008 le vote de 3/5 des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Il faut donc convaincre tous les députés et sénateurs attachés à la démocratie et à la construction d’un véritable projet européen de voter contre cette modification préalable.
C’est pourquoi des organisations politiques, syndicales, associatives et des personnalités très diverses ont tenu à rassembler leurs efforts au sein d’un Comité National pour un Référendum. Ils appellent en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à une construction européenne fondée sur l’adhésion des peuples à les rejoindre pour mobiliser l’opinion publique et demander aux parlementaires d’empêcher un déni de démocratie, éloigné de la tradition française.
Rien n’est joué, les Français doivent décider ! "

Commentaire : lanationfrancaise.net ne peut évidemment qu'encourager les parlementaires socialistes, communistes, républicains, gaullistes et radicaux, attachés à l'idée d'un référendum populaire sur cette question fondamentale de la souveraineté nationale de pousser vers cette voie par tous les moyens. Une bataille qui n'est pas livrée est une source de désespoir. Nous ne pouvons donc que la livrer ! Pour la gagner, pour espérer.

---------------------------------------------------------------------------------------------------

Communiqué de la NF --------------------------------------------------------------------------------------------------

LE 11 NOVEMBRE 2007 NOUS PAVOISERONS, NOUS MANIFESTERONS

EN SOUVENIR DE TOUS NOS HEROS,  SOLDATS ET RESISTANTS ! 

POUR UNE FRANCE LIBRE ET INDEPENDANTE !

CONTRE LE MAUVAIS TRAITE SARKOZY !

CONTRE L’EUROPE ALLEMANDE !

                     Un chef de l’Etat sans parole, un gouvernement sans honneur, une classe politique largement déconsidérée, une oligarchie compromise et prête à tout pour défendre ses intérêts s’apprêtent à imposer par une loi inique un traité que le peuple français a pourtant démocratiquement rejeté il y a deux ans. Ce traité institue, sans que la France en ait conscience, une forme de directorat allemand sur l’Europe.

Au mépris de ses engagements, le Président de la République donne chaque jour davantage de gages de soumission à l’hyper-puissance américaine, compromettant ainsi l’image de la France auprès des peuples du monde, sa politique constante en faveur du dialogue entre les nations, favorisant ceux qui à Washington, à Londres et au Proche Orient attisent les foyers de guerre, au risque deprovoquer un conflit de dimension mondiale.Au mépris de nos intérêts les plus vitaux, le gouvernement s’aligne chaque jour davantage sur les positions des Etats et des milieux financiers anglo-saxons, qui, sous prétexte de libéralisme et de mondialisation, cherchent à imposer partout leurs lois, leur idéologie et leur emprise économique, sociale ou culturelle : démantèlement des services publics stratégiques, marchandisation de la culture, ouverture inconsidérée des marchés agricoles, libéralisation de la propriété intellectuelle…Pour dénoncer cette offensive sans précédent, nous appelons nos amis, élus, dirigeants d’entreprises, responsables syndicaux ou simples citoyens à faire du 11 novembre une journée de mobilisation patriotique:- en pavoisant partout mairies, lieux publics, lieux de travail ou de culte, sièges d’associations ou demeures particulières, ce geste pouvant s’exprimer dans un cadre collectif ou à titre individuel,

- en participant massivementaux commémorations, défilés, cérémonies patriotiques, qui, sur l’ensemble du territoire, célèbreront nos héros et nos morts, notre fidélité à l’armée française, notre volonté de rester un peuple libre, dans un monde où la paix, le respect de la personne humaine, le progrès social resteront des valeurs partagées.

Nous convions par ailleurs nos amis et sympathisants à s’associer à deux manifestations parisiennes qui auront une portée plus directement politique :

·A l’appel du Collectif « France Indépendante », le 11 novembre à partir de 15h00, de la place de l’Opéra à la Place des Pyramides( rassemblement à partir de 14h30, place de l’Opéra) : « Non à la Constitution européenne bis ». Seul signe autorisé : le drapeau tricolore.

·A l’appel de l’Action française, le 11 novembre à partir de 19 heuresen haut des Champs Elysées,pour honorer le souvenir des étudiants et lycéens de Paris qui manifestèrent pour la première fois, le 11 novembre 1940, aux cris de « Vive la France libre ! » contre l’occupant allemand.

          A l’heure où un pouvoir sans mémoire instrumente, avec la lettre de Guy Môquet, l’histoire de la résistance française, nous rappellerons à cette occasion que ce 11 novembre 1940, première manifestation d’opposition au boche, fut le résultat d’’initiatives spontanées d’étudiants de tous bords, nationalistes, gaullistes, socialistes et même d’étudiants et d’enseignants communistes qui bravèrent à cette occasion les consignes d’un parti lié par le pacte germano-soviétique. Nous nous souviendrons que les organisations royalistes, qui contrôlaient très largement à l’époque les Corpos étudiantes, y prirent une place déterminante. Nous honorerons également le souvenir du premier martyr de la résistance, le capitaine de frégate Honoré d’Estienne d’Orves, qui resta, lui aussi, jusqu’au dernier souffle, un militant royaliste convaincu.      

                                          Le comité directeur de la Nation Française  

Cette année, l’anniversaire de l’armistice de 1918 se déroulera dans un climat particulièrement lourd de menaces pour l’indépendance, la liberté et l’avenir même de la France.

----------------------------------------------------------------------------------

Au PS : la ligne molle l'emporte...

mais Hamon démissionne - 8 novembre -

La direction du  Parti socialiste a finalement décidé le 6 novembre de se prononcer majoritairement en faveur du nouveau "traité" européen, espérant ainsi - selon l'expression de François Hollande - "fermer la porte, pour passer à autre chose ". Rien n'est moins sûr. Le parti - même si cela n'est pas avec la même violence qu'en 2005 - va continuer à se déchirer sur la question européenne. Il suffisait d'écouter France Inter le 7 novembre qui recevait le premier secrétaire socialiste dans sa tranche d'information matinale pour constater que la base socialiste n'approuvait pas ce choix d'appareil inspiré par des considérations électoralistes, sans fondement doctrinale, une fois de plus hélas !

Reste à savoir quelle sera la position des parlementaires socialistes lors du débat au congrès. Pendant la campagne et dans le projet socialiste figurait noir sur blanc la proposition d'une nouvelle consultation populaire. Sarkozy ayant décidé de choisir la ratification parlementaire, les socialistes et dans une moindre mesure les élus centristes peu nombreux, détiennent la clé de la décision. Trahiront-ils leur programme et leurs électeurs ? Réponse dans quelques semaines. Mais d'ici là, la pression sur les élus socialistes, radicaux de gauche et centristes pour exiger une réferendum doit s'intensifier. A vos mail, à vos enveloppes, à vos fax, à vos tracts sur les marché pour faire la chasse aux députés et sénateurs qui peuvent emporter la décision !

                                                                                             François VIVARAIS

Nous publions ci-dessous le communiqué de Benoît Hamon annonçant sa démission du poste de secrétaire national du PS en charge des questions européennes.

Paris, le 06 Novembre 2007

Le Parti Socialiste a décidé à la majorité des voix du bureau national d’approuver le traité simplifié proposé à la ratification du parlement par Nicolas Sarkozy.
Il y a bientôt 2 ans, le Parti Socialiste, conscient de l’importance de se rassembler pour battre la droite, faisait le choix, à l’occasion de son congrès, d’opérer une synthèse entre ses principales sensibilités. Cette synthèse, quelques mois après le référendum sur le traité constitutionnel qui avait vu, malgré la campagne du PS en faveur du oui, une majorité de Français refuser ce texte, proposait notamment de dépasser le clivage entre les partisans du Oui et les partisans du Non. La synthèse avait vocation à rappeler que si les socialistes s’étaient opposés sur la stratégie, ils étaient rassemblés sur le projet européen.
Aujourd’hui le Parti Socialiste s’est une nouvelle fois divisé en deux blocs sur l’appréciation du contenu du texte. Il est même divisé sur l’opportunité de soumettre le texte à référendum alors qu’il avait fait de ce principe une «
obligation démocratique » lors de la campagne présidentielle et que ce principe est soutenu par une large majorité des français.
Invitée à commencer la rénovation du PS en disant oui au mini traité, une majorité du bureau national a choisi d’approuver un texte qu’elle a été presque unanime à juger médiocre 15 jours auparavant. Simultanément, les argumentaires lapidaires refont surface pour sommer les socialistes de ne pas rater ce nouveau rendez-vous de l’Histoire.
Pourtant, il existait un moyen de dire notre insatisfaction sur le fond, de rester solidaire avec les socio-démocrates européens et cohérents avec nos engagements de campagne en appelant à un référendum afin de ne pas se substituer à la souveraineté populaire. Il existait un moyen de rassembler les socialistes. Cette position était évoquée par les représentants de toutes les sensibilités du PS dans le groupe de travail sur le Traité Simplifié que le Bureau national m’a demandé d’animer depuis l’été. Cette position, identique à celle adoptée par les socialistes lors du référendum européen de 1972 sur la proposition de François Mitterrand était, au nom de la cohérence et de l’unité de la gauche : l’abstention ou la non participation au vote.
Une autre voie a été choisie. Je m’y plie. Elle porte pourtant en elle le ferment de la division. Secrétaire national en charge du projet européen, nommé pour permettre le dépassement du clivage entre le oui et le non, je déplore notre échec. Je remets donc aujourd’hui ma démission du secrétariat national à François Hollande.


En complément    ---------------------------------------------------------------

extrait de la tribune publiée par Jean-Pierre Chevènement dans Le Monde du 8 novembre à propos de l'attitude du parti socialiste : "... En refusant de prendre part au vote, à défaut de dire non (compte tenu de ses antécédents), le Parti socialiste resterait fidèle à ses engagements. Il éviterait de cautionner l'immense reculade dont M. Sarkozy se targue comme d'un succès diplomatique. Il pourrait alors s'appuyer sur la volonté démocratiquement exprimée du peuple français pour exiger demain une réorientation économique, sociale et politique de la construction européenne. Le Parti socialiste ne pourrait sans doute pas empêcher M. Sarkozy de faire voter son " maxi-traité complexifié ". Au moins ne servirait-il pas de marche-pied ! Le PS s'isolerait-il à l'égard de la gauche européenne ? Il suffit de voir les difficultés des gauches italiennes et allemandes pour comprendre qu'un rôle historique incomberait au Parti socialiste français : celui de tracer le chemin pour sortir l'Europe de l'ornière où elle s'enfonçe, inféodée qu'elle est aux orientations monétaires et diplomatiques des Etats-Unis. Dire non à la Constitution bis serait le choix de l'intelligence historique, celui du courage et de l'inventivité. Il n'est en tout cas pas trop tard pour sauver l'honneur, car c'est sur cette base-là seulement qu'on pourra demain reconstruire ! "

 TOUS DANS LA RUE (2e rassemblement parisien)

CONTRE LE MAUVAIS TRAITE SARKOZY !

A l’initiative de Paul-Marie Couteaux, député européen, du journal L’Indépendance et de la campagne « Non c’est Non » (avec le soutien de la NF), un rassemblement est organisé : 

Le 13 décembre, à 18 h 30

Place des Victoires – Paris (Ier)

pour exiger un référendum sur le nouveau projet de « constitution européenne » et sauvegarder la démocratie, le jour même de la ratification officielle.  

Nous appelons tous nos lecteurs et sympathisants à se joindre à cette deuxième manifestation de défense des libertés françaises, face aux diktats de Bruxelles et, aujourd’hui, à ceux de l’Elysée. Ce sera également l’occasion de dénoncer tous les mauvais coups en préparation contre la souveraineté nationale : réintégration camouflée dans l’OTAN, Canossa diplomatique de Wolfeboro, alignement inconditionnel sur les Etats-Unis, réduction drastique du budget de la Défense, démantèlement des services publics stratégiques, approbation du protocole de Londres sur les brevets... Vous viendrez ainsi nombreux dire votre exaspération croissante, votre colère face au régime qui méprise et bafoue chaque jour davantage nos intérêts les plus vitaux.

Le comité directeur de la Nation française.

e comité directeur de la NF

---------------------------------------------------------------------------------------------------

Gauche Avenir sur notre ligne - 31 octobre.

Le club de Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès pense qu'il est possible de contraindre le pouvoir à accepter la voie référendaire. Et il se mobilise. Saluons l'initiative.

"Les parlementaires ont la capacité politique de faire barrage à Nicolas Sarkozy." Marie-Noëlle Lienemann ne veut pas entendre parler de la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne -ou traité simplifié- prévue par Nicolas Sarkozy. Selon la députée européenne PS, il faut organiser un référendum et "on peut contraindre Sarkozy" à le faire.

Marie-Noëlle Lienemann, l'ancien ministre socialiste Paul Quilès et leur club de réflexion Gauche Avenir - qui réunit des politiques de gauche, des chercheurs et des journalistes- ont analysé pour ce faire le processus de ratification parlementaire: "Pour que le Traité de Lisbonne s'applique, il faut passer par deux étapes successives. Première étape: la modification de la Constitution française [les articles 88-1 à 88-7 doivent être adaptés, ndlr]. Deuxième étape: la ratification du texte du nouveau traité européen." Pour que chacune des deux étapes soit validée, il faut rassembler 3/5e des suffrages au Congrès (où siègent tous les députés et les sénateurs). Aussi, pour que le texte ne passe pas sans toutefois être rejeté définitivement par la France, Gauche Avenir appelle au vote négatif lors de la première étape. Nicolas Sarkozy serait alors contraint, pour faire adopter le texte, de passer par la voie référendaire. La majorité UMP et Nouveau Centre ne dispose pas des 3/5e au congrès.

 Gauche Avenir a également adressé mardi une lettre au président de la République pour exiger de lui qu'il envoie à chaque électeur un exemplaire du Traité de Lisbonne, afin d'informer les citoyens sur le contenu du texte. "Un texte qui a été rejeté par référendum doit de nouveau être soumis à référendum si un second vote est organisé", continue Paul Quilès. Car, pour les membres de Gauche Avenir, il s'agit quasiment du même traité. Et pas seulement pour eux, avancent-ils. (texte extrait du site Rue89).

---------------------------------------------------------------------------------------------------

Traité "simplifié " : l'analyse de fond

de Jean-Pierre Chevènement 

 31 octobre 2007

Jean-Pierre Chevènement (MRC) a publié sur son site des éléments précis qui fondent l'appréciation à porter sur le projet de traité modificatif :

Selon l'ancien ministre de l'intérieur, quelques symboles de la « constitution » rejetée par les Français et les Néerlandais ont disparu, mais le fond demeure. 

Le droit communautaire s'imposerait aux droits nationaux et aux constitutions des Etats Déclaration de la Conférence intergouvernementale, point 27 « Déclaration relative à la primauté ».« La Conférence rappelle que, selon une jurisprudence constante de la Cour de Justice de l'UE, les traités et le droit adopté par l'Union sur la base des traités priment le droit des Etats membres, dans les conditions définies par ladite jurisprudence »

La Cour de justice de l'Union européenne devient une Cour suprême. Ce serait elle qui déciderait en dernier ressort (et non plus notre Cour de cassation ou notre Conseil d'Etat) dans des domaines innombrables : tous ceux visés par la Charte des droits fondamentaux, puisque, art. 6 du traité modificatif: « L'Union reconnaît les droits, les libertés, et les principes énoncés dans la Charte des droits fondamentaux du 7 décembre 2000, laquelle a la même valeur que les traités. » La Grande-Bretagne et la Pologne ont seules écarté cette tutelle de la Cour de Justice de l'Union Protocole n° 7 : « La Charte n'étend pas la faculté de la Cour de justice de l'Union européenne (…) d'estimer que les lois, règlements ou dispositions, pratiques ou action administratives de la Pologne ou du Royaume Uni sont incompatibles avec les droits, les libertés et les principes fondamentaux qu'elle réaffirme ». (a fortiori, elle l'étend donc pour les autres pays …)

La politique étrangère sera faite par le Haut Représentant Art 13bis du traité : « Dans l'accomplissement de son mandat, le Haut représentant s'appuie sur un service européen pour l'action extérieure. Ce service est composé de fonctionnaires des services compétents du secrétariat général du Conseil et de la Commission ainsi que du personnel détaché des services diplomatiques nationaux.» Toute politique étrangère indépendante est enterrée Art 17 bis : « Avant d'entreprendre toute action sur la scène internationale (…) chaque Etat membre consulte les autres au sein du Conseil européen ou du Conseil (…) Les Etats membres sont solidaires entre eux. Les missions diplomatiques des Etats membres et les délégations de l'Union dans les pays tiers et auprès des organisations internationales coopèrent entre elles et contribuent à la formulation et à la mise en œuvre de l'approche commune ».

L'autonomie des membres permanents du Conseil de Sécurité est remise en cause Art. 19 : « Lorsque l'Union a défini une position sur un thème à l'ordre du jour du Conseil de Sécurité des Nations Unies, les Etats membres qui y siègent demandent que le Haut représentant soit invité à présenter la position de l'Union ». La France pourra très vite se trouver sans représentant à la Commission Art. 9 D : « A partir du 1er novembre 2014, la Commission est composée d'un nombre de membres (…) correspondant aux deux tiers du nombre d'Etats membres. Les membres de la Commission sont choisis parmi les ressortissants des Etats membres selon un système de rotation strictement égale entre les Etats membres. »

Au Conseil la France pourra se trouver otage de minorité de blocage ou contrainte par des majorités qualifiées Art. 205 : « la majorité qualifiée se définit comme étant égale à au moins 55% des membres du Conseil représentant les Etats membres participants, réunissant au moins 65% de la population de ces Etats. Une minorité de blocage doit inclure au moins le nombre minimum des membres du Conseil représentant plus de 35% de la population des Etats membres participants, plus un membre, faute de quoi la majorité qualifiée est réputée acquise. »

Les compétences transférées sont innombrables Art 3 à 6 : Politique commerciale, politiques de l'emploi, coordination des politiques sociales, services d'intérêt économique général, asile, réfugiés, intégration des étrangers, Parquet européen, protection civile, espace, énergie. D'immenses domaines passent à la majorité qualifiée : espace de liberté, sécurité, justice, transports, entrée et séjour, coopération policière, culture, aide humanitaire…

La concurrence libre et non faussée, revient par la porte Protocole n°6 : « Le marché intérieur, tel qu'il est défini à l'article 3 du traité sur l'Union européenne comprend un système garantissant que la concurrence n'est pas faussée. A cet effet, l'Union prend, si nécessaire, des mesures dans le cadre des dispositions des traités, notamment l'article 308 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. » Le statut de la Banque centrale européenne demeure inchangé L'OTAN devient le cadre de la défense Art. 27 : « Les engagements et la coopération dans ce domaine demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord, qui reste, pour les Etats qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l'instance de sa mise en œuvre. » Protocole n°4 : « la politique de sécurité et de défense commune de l'Union respecte les obligations découlant d'un traité de l'Atlantique Nord pour les Etats membres qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord, qui reste le fondement de la défense collective de ses membres et qui est compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre. »

Le pilotage économique de la zone euro devient un bavardage Protocole n° 3 : « Les ministres des Etats membres dont la monnaie est l'euro se réunissent entre eux de façon informelle. Ces réunions ont lieu, en tant que de besoin, pour discuter de questions liées aux responsabilités spécifiques qu'ils partagent en matière de monnaie unique. »

La nationfrancaise.net ne peut que souscrire à cette analyse globalement de bon sens. Il faut aller lire le texte et s'en imprégner pour combattre les fausses idées selon lesquelles il s'agira d'un " mini traité " . Les Français ont voté non le 29 mai 2005. Au nom de quel principe pourrait-on leur faire avaler un texte qui reprend l'essentiel des éléments qu'ils ont refusés ?

------------------------------------------------

Un millier de patriotes manifestent à Paris contre le mauvais traité

Mobilisation prometteuse place des Victoires pour dénoncer les projets mortifères du gouvernement et des eurocrates.

Le rassemblement organisé à l’initiative du journal l’Indépendance et de la campagne « Non c’est non », auquel la Nationfrançaise.net s’était associée, a rassemblé plus d’un millier de participants, place des Victoires à Paris, dans la soirée du 19 octobre, et cela malgré la grève des transports.
Autour de Paul-Marie Couteaux, député européen, du Préfet Pierre Lefranc, de l’écrivain Olivier Germain-Thomas, on relevait la présence de nombreuses personnalités impliquées dans le combat pour la France et son indépendance. La foule rassemblait l’ensemble des sensibilités nationales, de la gauche aux organisations royalistes.
Le comité directeur de La Nation française y était représenté par François Renié, Hervé de Marans et le colonel (c.r.) Jean d’Aulon.
En ouverture de la manifestation, Paul-Marie Couteaux stigmatisait les mensonges du chef de l’Etat, qui veut tromper les Français sur le contenu d’un texte aussi néfaste que la Constitution Giscard. Il accusait Sarkozy et son gouvernement de « forfaiture », en cherchant à passer en force au mépris du vote du 29 mai 2005. Il en appelait à « l’esprit de résistance » et exhortait chaque patriote à rassembler largement autour de lui contre le Mauvais Traité et pour l’obtention d’un référendum démocratique. Il proposait un grand rassemblement national le 13 décembre prochain (à 18h30, au même endroit), jour prévu pour la ratification politique du traité à Bruxelles.
Le cortège se mettait ensuite en marche vers le Conseil Constitutionnel, où une urne, symbolisant le Non français à la Constitution européenne, fut déposée. Les slogans « Non, c’est non, la France a dit non ! », puis « Sarkozy, t’es foutu, les Français sont dans la rue ! », « Sarkozy, trahison ! » et « Sarkozy, démission ! » étaient vigoureusement repris par la foule, plus nombreuse encore aux abords du Palais Royal, sous les applaudissements nourris des passants et des habitants du quartier. Pour la première fois depuis la présidentielle, le nom du président de la République était largement conspué dans Paris.
Ce n’est qu’un début, continuons le combat !

--------------------------------------------------------------------------------------------------

L'appel d'un collectif de gauche

Lanationfrancaise.net publie aujourd’hui l’appel des organisations de gauche sur le sujet. Ces organisations sont les suivantes : AC ! - Alternatifs - ATTAC - Coordination nationale des collectifs antilibéraux - Démocratie & Socialisme - Fondation Copernic - Forces Militantes - LCR - Marches européennes – MARS/Gauche Républicaine - PCF - PCOF - Pour la République Sociale – Réseau féministe "Ruptures" - Union Syndicale Solidaires. Elles constatent que le dernier texte du traité européen n’est ni "simplifié", ni "révisé" par rapport au Traité constitutionnel européen majoritairement rejeté par le peuple français : l’orientation néo-libérale de la construction européenne y est totalement confirmée en contradiction avec les aspirations des peuples. Elles constatent aussi que la diplomatie secrète a une nouvelle fois prévalu sur l’exigence de transparence démocratique pour l’élaboration de ce texte. En conséquence, à la veille du Conseil européen des 18 et 19 octobre où ce nouveau traité sera débattu, nous rendons public un PREMIER APPEL pour alerter nos concitoyens sur le contenu de ce texte et pour exiger un référendum populaire pour sa ratification. Il s’agit de la première initiative d’un processus appelé à s’élargir à d’autres organisations et personnalités, au fur et à mesure de leur réflexion et de l’ouverture du débat national sur les modalités de ratification. Une initiative publique large est projetée pour fin novembre/début décembre en ce sens.

TEXTE DE L'APPEL : « En 2005, les citoyennes et les citoyens de notre pays et des Pays-Bas ont refusé la « constitution » européenne que les chefs d’Etat de gouvernement avaient adoptée. Dans plusieurs pays, elle n’a jamais été ratifiée. Fin juin 2007, les chefs d’Etat et de gouvernement ont lancé une procédure éclair pour un nouveau traité européen, sans débat populaire, sans referendum. Contrairement à ce que dit Nicolas Sarkozy, ce n’est pas un « mini-traité ». Sous un autre nom et une autre forme, il reprend l’essentiel de la « constitution » rejetée. Contrairement à ce que dit Nicolas Sarkozy, « le respect de l’économie ouverte de marché où la concurrence est libre » restera la pierre angulaire de la construction européenne à laquelle tout est subordonné. Aucune des principales exigences soulevées dans le débat sur le traité constitutionnel n’est prise en compte : services publics, égalité hommes-femmes, laïcité, préservation de l’environnement et des ressources non renouvelables, Europe sociale, refus de la libre circulation des capitaux et du dumping fiscal, surpuissance et missions de la banque centrale européenne (BCE), politique de paix, fonctionnement démocratique de l’Union européenne. Rien. Les services publics restent soumis aux règles de la concurrence. La référence aux « héritages religieux » est maintenue. Aucun des obstacles à l’amélioration des règles sociales n’est levé. Les politiques environnementales sont stérilisées par les choix économiques ultra-libéraux. Le pouvoir de la BCE est préservé. L’inscription de la défense européenne dans la politique de l’OTAN, c’est à dire sa soumission aux Etats-Unis, et la militarisation de l’Europe sont confortées. La charte des « droits fondamentaux », déjà très insuffisante, reste vidée de toute portée pratique. Et, comme prévu par le traité constitutionnel, le système institutionnel actuel, profondément anti-démocratique, n’est pas vraiment transformé. Bref, on retrouve tout ce qui fait de l’Europe une zone aménagée de libre échange et de promotion des politiques néo-libérales, au lieu qu’elle se construise démocratiquement et propose une autre voie que le règne sans partage des multinationales et des marchés financiers. Nous sommes des partisans déterminés d’une Europe émancipée de cette tutelle des puissances financières, capable de refuser les politiques de domination agressive et les interventions militaires pour mettre en œuvre de nouvelles relations internationales, notamment avec les pays du Sud. Nous voulons une Europe fondée sur le refus de toutes les discriminations, le respect effectif de la diversité culturelle et la convergence par le haut des droits sociaux, des normes environnementales et des protections des consommateurs. Nous voulons une Europe bâtie sur la volonté et la souveraineté populaire. Voilà pourquoi nous refusons ce nouveau traité. Et nous proposons une démarche : l’élaboration d’un nouveau texte fondateur à la suite d’un processus démocratique, populaire et transparent ; puis sa ratification par referendum dans tous les Etats. Nous appelons toutes celles et tous ceux qui veulent cette Europe là à se mobiliser, à faire converger leurs initiatives et à unir les forces pour expliquer le véritable contenu du nouveau traité, dénoncer la tromperie et pour ouvrir une nouvelle perspective d’une Europe démocratique, sociale, écologique et solidaire. Pour éviter que le peuple tranche, Sarkozy veut faire adopter le nouveau traité par la voie parlementaire. Rien ne dit qu’il pourra le faire. Les citoyens et les élus, quel qu’ait été leur vote le 29 mai 2005, doivent refuser que la démocratie et la volonté populaire soient bafouées et exiger un nouveau referendum.